Une boucle du coté vert

Salut tout le monde, on repart faire une petite boucle à Mada, vers le nord cette fois, pour vous raconter la fin du voyage..

Nous étions resté à Tananarive ou j'avais atterri après un vol depuis Fort Dauphin. Tana n'étant pas une ville très sympa à visiter, le lendemain j'ai pris un taxi brousse' pour aller voir le pars d'Andasibe qui renferme l'un des lémures les plus rares de la Grande Ils, j'ai nommé l'Indri. Après moultes déboires de transports dus à une trop grande méfiance de ma part, j'arrive au parc en début d'après midi, à l'heure de la sieste des lémures. Qu'à cela ne tienne, si ils sont sympa ils auront choisi de faire la sieste à coté du chemin.. Je vois donc ce fameux lémure, le plus grand, en plein repos puis il se met à communiquer avec ses potes dans un bruit impressionnant (vidéos à venir une fois en France).

On continu la promenade dans le parc, et je vois alors le lémure bambou, qui mange devinez quoi.. Je reste un certain temps à l'observer puis à le filmer, bien marrant ce petit lémure !

Une fois finit la visite du parc me voici de retour à Tana le soir, puis direction le nord à partir du lendemain. La première escale sera Maevatanana.. oh et puis non il semble qu'il n'y ai pas beaucoup d'activité, vamos a Mahajunga direct, c'est parti pour 13h de taxi brousse pour arriver dans cette ville au bord de mer.

Je me ballade le lendemain, mais la ville semble déserte, en fait on est dimanche et le dimanche à Madagascar certains endroits on l'allure de ville fantôme. Voici quelques pousse pousse devant les boutres des pêcheurs, sur le port

Puis un peu plus loin sur la jetée je vois une pirogue qui rentre.

OK, sympa cette ville mais je n'ai pas envie d'y rester plus que ça. J'appelle alors Anthony, un français de l'Ardèche, que j'avais rencontré en début de voyage à Antsirabe, on s'était convenus de se donner des nouvelles vers la fin de ma boucle car nous serions alors tous les deux dans le nord du pays, l'occasion de voyager quelques jours ensembles. Et la, le hasard en voyage n'existe pas, il est en route pour Mahajunga et arrive dans moins d'une heure, cool rasta, on va pouvoir tracer le chemin ensembles.

Nous partons alors pour Nosy Be, ZE place touristique de Madagascar. Nous y passons deux jours, louons des motos pour faire le tour de l'ile qui a certes, quelques belles plages, mais qui a surtout beaucoup trop de vazaha, et pas du meilleur spécimen. Il s'agit la du vieux blanc de 50 ans venus en colon profiter du rhum, des plages, et de certaines autres spécificités locales (certains comprendrons). Voici une plage du nord de Nosy Be.

Puis nous mettons le cap vers Nosy Komba, ile toute voisine et beaucoup plus authentique. Voici une pirogue croisée durant la traversée.

L'occasion de vous montrer un phénomène à Madagascar : dans tout le pays, certaines femmes se mettent une poudre sur le visage pour se protéger du soleil. L'effet est alors certaines fois étonnant pour l'observateur. Dans le nord du pays, et notamment à Nosy Komba, nous avons rencontré des femmes qui font de ce masque un élément de beauté, l'effet est alors magnifique, j'adore vraiment les deux photos qui suivent..

Nosy Komba est aussi l'occasion d'aller faire de la plongée sous marine, histoire d'aller voir ce qui se passe la dessous. Je n'ai pas de photos pour vous le montrer mais la vie sous marine ici est très active, les coraux sont magnifiques, de toutes les couleurs et les poissons tropicaux très variés, j'ai fais deux plongée de 50 minutes chacunes, de toute beauté.

Nous quittons alors les îles pour aller à la pointe nord de Mada, à Diégo Suarez où se termine mon voyage ces jours-ci. Parmi les beaux paysages à aller voir ici se trouve la mer d'Émeraude dont on m'a tant parlé, Anthony et mois louons alors un scooter pour se rendre à Ramena, point de départ des bateaux qui partent à la journée pour visiter cette baie protégée par une barrière de corail.

L'occasion de vous présenter Anthony, à gauche, ainsi que notre cuistot et notre barreur/pêcheur, deux bonhommes bien marrant qui nous ont préparé devinez quoi.. du poisson grillé pêché 10 minute plus tôt.. mmmmm !!!

Allez, pour la postérité, "j'y étais !"

Et on termine ce voyage à Madagsacar par une petit sieste, l'occasion de faire bon usage du cadeau d'au revoir de la conv'tek'team du tonnerre, merci à vous..



.. et à bientôt dans un autre coin du monde, des suggestions ?

Chemins du sud

Salut à vous ! Encore quelques nouvelles de moi, histoire de vous montrer de belles photos..

Tout d'abord je ne vous ai pas parlé de la notion de temps ici, cela semble pourtant important pour mieux comprendre ce qui s'est passé ces derniers jours. L'art de vivre ici se résume en deux mots : mora mora, ce qui se traduit par faire les choses, mais lentement, ne pas s'énerver (qui a dit que j'ai bien choisi le pays ?). C'est vrai que ça a des bons cotés, mais lorsqu'on est dans les transports c'est plus galère. Commençons par le taxi brousse : il s'agit d'un mini van style volkswagen ou toyota (capacité usine : 9 places) dans lequelle on ajouté une rangée de sièges entre chacunes déjà présentes. Un taxi brousse normal se retrouve avec une capacité d'environs 25 personnes (30 des fois) et des galeries sur le toit pouvant acceuillir 500kg de riz, ou des velos, des socs de charues, des sacs de voyage, des animaux.. ou un ensemble de tout à la fois. Une fois que l'on a définit ce qu'es un taxi brousse, vient maintenant son trajet. Le taxi brousse ne part que quand il est plein (sauf rares occasions) et rien ne l'empêche de s'arrêter plusieurs heures en milieu de trajet, voir de vous balancer dans un autre taxi brousse car il a décidé qu'il ne finirait pas le trajet, malag' style ! Ce transport nécessite donc une bonne dose de patience, je pense en fait que l'on est prêt à le prendre lorsqu'on s'est habitué au fatalisme de l'île, lorsque plus rien n'est étonnant, alors ça peut même être agréable (si si !). C'est avec ces transport, le moins cher qu'il soit, que j'avais quitté la capitale vers Antsirabe, puis Fianar et de Malakar vers Ambalavao et Ranohira.

Je vous ai quitté à Ranohira où j'avais rendez vus avec Michel, guide touristique qui allait prendre des clients à Fort Dauphin et m'a proposé de monter avec lui et Harrys, le chauffeur et mécano du 4x4 en échange de financer une partie de l'essance.

C'est donc parti pour deux jours de 4x4 en mode Paris-Dakar dans le grand sud de l'île. Nous sommes partis de Ranohira puis sommes passés à Tuléar pusi capsur la route du sud, 700km de piste cotière magnifique.

Voici donc quelques instants de cette magnifique route.. en commençant par un caméléon de toute beauté qui a pris la pause comme une star.

Ici des grandes étendues sèches parsemées de grosses termitières rendent le paysage assez spécial et le sol sans doute peu fertile. 

La traversée d'un village, ou la vue d'un vazaha fait venir plein d'enfants en quelques secondes, c'est assez impressionnant. D'autant plus qu'en dehors des villages certaines personnes isolées (femmes ou enfants en général) partaient se cacher en courant en voyant un blanc dans le 4x4. Je n'y croyais pas mais Michel m'a confirmé que certaines ethnies malgache ont peur des blancs, le phénomène s'atténue dans les village ou l'effet de groupe redonne la confiance.

Allez, on commence les images de la côte.. Je vous préviens que vu la beauté de cette côte et mon rapport à la mer vous n'avez pas fini d'en voir. Ici un petit village traversé. 

Puis nous nous sommes arrêtés chez Paola et son papa pour manger un petit rouget grillé que les pêcheurs avgaient pris dans leurs filets le matin. On dit bonjour à Paola, toute timide..

Ah oui, je vous ai pas montré la table du resto, la classe non ?

Spécial dédicace aux pêcheurs grâce à qui on a dégusté ces bon poissons grillés, j'aurais bien été faire un tour sur leur pirogue moi, rien que pour tester si mes notions de voile s'appliquent à ce genre d'embarcation.. affaire à suivre dans le nord, plus tard dans le voyage.

Puis c'est la séance photo, Harrys nos super chauffeur buvant une THB bien méritée (C'est le genre de bonhomme capable de conduire 34h en l'éspace de 48h ! et de la piste qui plus est !).

Allez encore une pirogue, décidément je ne m'en lasse pas..

Et sur la route ? quelques autres 4x4 mais surtout les habitants des villages voisin qui vont travailler la terre, récolter, s'occuper de leur bétail. Ici un char à zébus, moyen de transport le plus répendu dans le coins.

Rouler, c'est bien joli, mais il faut faire constamment super attention à la route, car en plus des char à boeufs qui se voient de loins, un grand nombre de tortues traversent la route. Nous n'en avons presque pas vu sur la première moitié alors que c'était un florilège par la suite, parfois 5 tortues en moins de 100 mètres.

Au détour d'un cable de frein (notre mécano en chef nous a réparé en moins de 2 secondes en condamnant le freinage d'une roue, tant pis pour le lookid sur le sable) qui a laché voici une ch'tite photo de cactus que j'aime bien..

Le bolide en question :

La piste était parfois vraiment sport, ici un passage assez étroit.

Et puis c'est l'arrivée sur Fort Dauphin, qui a certes de jolies plages, mais que j'ai trouvée assez terne. En fait je pens eque je suis passé à coté de cette ville, il semblait y avoir plusieurs endroits magnifiques à visiter notamment un tour de pirogue à faire pour contourner une baie, mais différents problèmes pour gérer mon retour sur Tana avec air mada (mora mora..) m'ont empêché d'en voir plus. Même les grandes institutions de l'île sont soumises aux aléas, au fatalisme. Un jour il n'y a plus de places, le landemain les places ont toujours existé mais impossible de payer, perte de temps.. mada !

Une plage de Fort Dauphin.

Me voici maintenant revenu à Tana après avoir enfin pu trouver et payer ma place dans un coucou, mon programme pour la suite est de montrer vers le nord tranquillement, les routes étant moins bonnes que vers le sud (ça promet !). Je redescendrai ensuite par un deuxième vol intérieur du nord vers tana, seule solution pour être sur du retour.

Salut Vazaha

Salut tout le monde, voici les premières nouvelles de mon voyage qui se déroule idéalement pour le moment, malgré les problèmes politiques qui ont pu vous être rapportés par les infos internationales. A Madagascar, la politique est surtout une histoire de politiciens de la capitale, les gens suivent cela de loin sans considérer que ça puissent changer quoi que ce soit dans leur vie. En fait il semble vraiment que la tentative de putsch soit une affaire de militaire pour laquelle mêmes les habitants de Tana ne se sentent pas vraiment concernés. Un certain fatalisme règne. En fait, le point qui me concerne est l'aéroport d'Ivato, seule aéroport de la capitale, qui semble avoir été bloqués quelques heures, affaire à suivre.

Je suis arrivé à Ivato (extérieur de Tana) dimanche matin et me suis directement dirigé vers la ville en taxi brousse, l'occasion de se faire la main avec la monnaie local. L'Ariary utilisé actuellement vaut 5 francs malgache. Même si l'ariary a remplacé officiellement le FMG en 2005, bon nombre de personnes parlent encore en FMG, soit pour tromper le touriste, soit par habitude.

Dans Tana, je me suis balladé avec le sac sur le dos avant de me poser dans un parc pour regarder jouer au foot des jeunes et admirer la ville.





Le lendemain j'ai pris un taxi brousse pour Antsirabe, à 3 heures au sud, sur la RN7, bonne route goudronnée. A Antsirabe, "capitale du pousse pousse", la découverte des environs est au programme, j'ai alors loué un vélo pour aller faire une boucle d'une quinzaine de kilomètre dans la campagne voisine avec pour cible un lac des environs.





Je me suis alors posé pour discuter avec des enfants, tout étonnés de voir un vazaha ici et super contents de se voir sur le petit écrans de l'appareil photo.



Puis le lendemain direction le sud toujours, halte à Fianarantsoa avant de prendre le l'unique train de l'ile vers Manakar. Je me promène dans la ville et visite les marchés, mon but est d'aller me perdre dans les ruelles, j'étonne alors tout le monde car ce n'est pas une place ou les touriste vont en générale. Voici un photo prise en montée raide près du marché.



Puis j'ai pris le train vers Manakar. Ce train est décrit par beaucoup comme LE moment inoubliable de la visite de l'ile, grosse attente de ma part donc. Sur un peu moins de 200 km vers la cote, nous avons alors traversé des paysages magnifiques, allant des rizières aux plantations de thé, des bananiers à la traversée des village que ce train permet de désenclaver. Durant toute cette traversée et durant le séjour à Manakar, je suis resté avec Mélanie et Grégoire, deux voyageurs qui rentrnt bientôt en France. Ayant les mêmes méthodes de voyage, nous nous sommes très bien entendu.







Puis dans Manakar, nous avons fait une petit visite sur le canal, creusé pour permettre le transport de marchandises sans passer par la mer, très dangereuse sur cette cote.







Un petit tour du coté de la mer, la où rentrent les pêcheurs dans leur pirogue creusée dans un tronc d'arbre. C'est vraiment impressionnant de voir l'habileté qu'ont les pêcheurs pour fendre les vague en essayant d'avoir le moins d'eau possible à rentrer dans la pirogue. Nous ne pourrions pas tenir plus de deux vagues avant que le bateau soit rempli, ici les pêcheurs vont et reviennent avec du poisson, et les jours se répètent.



Et puis c'est le départ de Manakar en taxi brousse pour aller à Ambalavao et visiter le petit parc d'Anja un peu plus au sud. Je passe la nuit dans le taxi brousse avec un arrêt à Fianarantsoa vers 3 heures du matin, l'arrêt s'éternise, je me rendort dans le mini van arrêté et vers 5 heures on me réveille pour me dire de changer de taxi brousse, le transfert est fait, on part, super cet arrêt ca m'aura évité d'arriver à 4 heure à Ambalavao, du coup plus besoin de prendre une chambre pour finir la nuit, je vais directement au parc en profitant d'un groupe déjà formé et une guide super sympa. Je vais donc voir les lémuriens avec Delphine et Leo.



Ici s'arrête ce reçit pour aujourd'hui. Je suis actuellement à Ranohira tout près d'un parc que je voulais visiter car il présente de très belles formations rocheuses, canons et piscine naturelle. Mais une autre élément est venu changer mes plans. J'ai rencontré Michel, un guide touristique qui rentre à Fort Dauphin prendre des client et il me propose de faire le voyage avec lui pour un prix defiant toute concurrence, en effet le voyage est déjà payé par les touristes qu'il va chercher. Je vais donc aller à Fort Dauphin par la côte sud en deux journées de 4x4. Cette côte semble vraiment magnifique, je vous en dirais plus dans le prochain article..

A bientôt..

Vous êtes prêts ?

Bonjour,

C'est avec une certaine excitation que j'écris un nouveau message sur ce blog, mon sac est prêt, je repars pour un nouveau voyage le sac sur le dos, porté par les rencontres, la météo et les possibilités de transport locales.

La destination ? Une petite à coté de l'Afrique.. Je vais à Madagascar pour trois semaine et demi.

Quant au programme, je suis encore incapable de vous le donner. Je vais attérir à Antananarivo vers le centre de l'ile. Je pense ensuite descendre vers le sud suivant les possibilités et remonter vers le nord pour la fin du voyage avant de redescendre vers la capitale. Comme d'habitude ce n'est qu'une prévision qui a toutes les chances d'être changée une fois là bas. Vous découvrirez donc la suite lorsque je la connaitrai..

 Ci dessous une carte de l'ile pour vous repérer dans les noms des villes que seront indiqués.

Je vous laisse, il me reste quelques petite choses à boucler avant de partir, alors à bientôt et n'hésitez pas à laisser des commentaire sous les billets, ça fait toujours chaud au cœur de les lire.

Au revoir

La Paz, Humahuaca et Salaar

Hola señioritas y señors

Nous revoici réunis pour la suite de mon voyage, je vous emmène aujourd'hui à La Paz, capitale de la Bolivie où nous feront un petit tour de VTT. Nous descendrons ensuite beaucoup plus au sud, vers l'Argentine puis nous remonterons petit à petit, à Tupiza pour aller voir le Salaar de Uyuni qui est un magnifique désert de sel, nous prendrons ensuite le train pour Oruro et nous terminerons a Cochabamba, où je suis aujourd'hui.

Je vous ai donc laissés à Copacabana, au bord du lac Titicaca. C'est donc parti pour chercher un bus pour La Paz, qui est à 3h de transport. La portion Copacabana/La Paz est connue pour avoir eu pas mal de détournements de touristes, je m'assure donc bien d'être sur une ligne régulière, même si je prend un petit collectivo (mini van). L'arrivée sur La Paz est assez impressionnante, car cette ville est située dans une espèce de fosse dont on ne voit rien avant d'arriver au bord de la falaise. Voici une petite photo de cette ville dont on m'avait tant parlé.

La Paz est orieentée autour d'une grande avenue centrale, qui change 3 fois de nom sur sa longueur, et qui permet de ne jamais se perdre, l'essentiel étant de revenir dans cette avenue si vous avez un doute sur votre position. Comme partout au Pérou ou en Bolivie, il est très facile de se déplacer grâce à des collectivos qui n'arrêtent pas d'aller et venir dans toutes les grandes rues, c'est surtout pratique pour monter, et à La Paz, c'est pas du luxe..

Bon, cette ville est sympa, mais elle me sera surtout utile pour faire un peu de shopping pas cher avant de retourner au Pérou. Pour l'heure, nous allons faire un petit tour de VTT sur la route la plus dangereuse du monde. La route de La Paz a Coroico, longue d'un peu plus de 70km à en effet cette spécificité, car par endroits elle est large de seulement 3,20m et borde un précipice de 600m.. Depuis deux ans une autre route de l'autre coté de la montagne a été ouverte, beaucoup plus sécurisée, et l'ancienne est maintenant devenue le terrain de jeu de tous les amateurs de VTT. Ce qui est super dangereux en voiture devient beaucoup plus sécurisant en VTT et on ressort grise par la vitesse, mais non par le risque que l'on vient de côtoyer. En 5 heures, nous avons dévalé 3400m de dénivelés, que du bonheur..

Voici une photo de la route en question

Allez c'est parti, on lève l'ancre direction le sud. Je prend un bus pour Tupiza dans le but de faire un tour dans le Salaar de Uyuni. Et zou, je m'embarque à 19h pour un voyage de 17h de bus sur route, puis sur piste cahoteuse le long de la route en construction. Vous n'imaginez même pas par où un bus à deux étages est capable de passer lorsqu'il a un bon pilote et de bons amortisseurs !!

En discutant dans le bus, je m'apercoi qu'il va jusque la frontière argentine, soit 3h de plus. Ça me fait hésiter à continuer, ben oui on m'a tellement parlé du steak argentin que je me dit que ce serait bien de tenter le coup. Ça y est on est à Tupiza, je sort du bus croyant qu'il fait une halte de 3h avant de repartir, j'ai donc 3h heure pour choisir si je continu ou pas. Mais que nenni !! A peine dehors le bus redémarre, la halte n'était que de quelques minutes. Mon sac est encore dans la soute, j'ai juste le temps de remonter, mais il n'est déjà plus question de réouvrir la soute. C'est donc reparti pour la frontière argentine, le choix s'est fait sans moi. A vrai dire je ne sais pas vraiment si c'est une réelle incompréhension ou alors une blague du chauffeur voyant que j'hésitait, toujours est il que me voila embarqué pour 3h de route en plus jusque la frontière avec l'Argentine, a Villazon. La je descend du bus et je suis subitement pris d'une poussée de fièvre de fou accompagnée d'un petit mal de tête des familles, je suis obligé de me poser dans un petit boui boui pour quelques heures, à boire du mate de coca (thé aux feuilles de coca, sensé aider dans ces cas la). Puis je passe la frontière, émigration puis immigration un petit taco pour aller au bus terminal et je prend un ticket pour Humahuaca, petite ville que m'a conseillée une des passagères du bus bolivarien. Et hop, +3h de bus. Si on compte bien ca me fait alors 23h de bus et une tourista corsée, j'aime mieux vous dire que j'en menait pas large à ce moment la.

Ce dernier trajet de 3h a été marqué par deux arrêts par les flics locaux pour contrôle anti narcotiques. Le premier se solde par une montée des flics dans le bus, une bref regard et une discussion avec le chauffeur et tout est réglé, nous embarquerons 5 passagers à l'oeuil mais le contrôle n'aura pas lieu. Le deuxième est plus sérieux. Tout le monde doit descendre, on récupère chacun nos sac dans la soute et on se met en file, une pour les hommes et une pour les femmes avec au bout un flic qui fouille les sacs et les personnes. Je ne tient qu'à peine debout, j'ai du mal a déplacer mon sac, je me dit qu'il vont me prendre pour un gros toxico. A ce moment un nouveau flic arrive, il voit ma tête de cachet d'aspirine et me prend à part, je me dit "meeerde, c'est parti pour les emmerdes", même si j'ai rien à me reprocher. On va dans leur maisonnettes, je pose mon sac sur la table et vais pour l'ouvrir, il m'arrête direct, me demande mon passeport, y jette a peine un oeuil et me dit que c'est bon, je peux sortir et passer a travers le contrôle. C'est donc officiel, en Argentine on peut être trafiquant de drogue, du moment qu'on a un passeport de gringo, les emmerdes sont évitées.

J'arrive enfin à Humahuaca, province de Jujuy (prononcez coucouille..) où je trouve un petit hôtel tenu par Hector qui fera tout pour que je me sente bien et me requinque. Un grand merci à Hector.

Les environs de Humahuaca

Une rue de la ville le soir

Après deux jour à me remettre debout, et après avoir mangé un excellent steak argentin, je repars de Humahuaca pour refaire la route vers Tupiza et partir vers le Salaar de Uyuni. J'arrive le soir à Tupiza, et tous les tours partant le lendemain sont plein, dans toutes les agences où je vais. Qu'à cela ne tienne, je trouve deux anglais qui sont dans le même cas que moi, puis nous allons voir les agences en leur disant que nous sommes 3, que ca vaut le coup de créer un nouveau groupe rien que pour nous. C'est donc bon pour le lendemain matin, 9h30 pour un tour de deux jours dans le Salaar, avec une nuit dans un hôtel de sel.

Le trajet entre Tupiza et le Salaar est des plus grandioses, nous sommes en plein dans la pampa bolivarienne, nous croisons cactus et lama de partout (pour ca je commence à avoir l'habitude), mais surtout des formations rocheuses bien jolies

Le Salaar, que dire, 12.000 mètres carres d'étendue de sel, plat a perte de vue, pleins de petits octogones formés je ne sais comment, c'est tout simplement magnifique.

L'hôtel de sel

Voici une photo de nous trois au lever du soleil.

On y a passe des heures, et même fait un match de foot sur le sel.

Et a ce moment la, voyez qui on voit debarquer...

C'était vraiment super le Salaar, enfin jusqu'à ce que Luana ai faim, à ce moment on a vraiment failli y passer avec Neil, jugez plutôt..

Puis c'est finit pour le Salaar, le guide me laisse a Uyuni et remmène les deux autres lurons à Tupiza. J'attend deux heures du mat' pour prendre un train direction Oruro, mon plan est alors de voir sur place ce que je fait, où je vais et tout et tout. Nous arrivons à Oruro, 9h du matin. Deux heures avant je me suis aperçu que mon sac avait été ouvert dans la nuit, sans savoir ce qui avait disparu, j'ai alors pensé que c'était moi qui avait oublié de le refermer avant de m'endormir, même si c'est typiquement le genre de truc auquel je fait super gaffe, ca m'étonne donc de moi. Une fois a Oruro je cherche mon Lonely Planet pour planifier un peu ce que je fait a partir des 5 prochaines minutes et la je me rend compte que c'est ça qui a disparu. La stupidité de ce vol me fait encore rire. Un bolivarien, parlant castillan qui s'en va voler un guide touristique de son pays écrit en français.. j'aurai payé cher pour voir sa tête quand il s'est rendu compte de ce qu'il avait pris..

Bon, ben moi je vais faire une petit tour dans la ville, Oruro est principalement connue pour son carnaval annuel, mais bon comme c'est pas maintenant ca me fait une belle jambe.. il faudra revenir. Un peu plus tard je prend un bus pour Cochabamba, plus à l'ouest, moins aride. Cochabamba sera le début de l'article suivant. Je vous laisse donc ici. Mes plans pour la fin de mon voyage sont assez simples. Je pense repasser par La Paz pour acheter quelques trucs, puis aller à Cusco, au Pérou pour gravir le Machu Pichu et voir ses ruines Inca. Alors sonnera la fin du voyage, je rentrerai à Lima un ou deux jours en avance par rapport à mon avion pour parer tout retard de bus.

A très bientôt, et continuez de me lire assidument jusque la fin, je vous promet un article avec pleins de photos une fois rentré en France.

Hasta la proxima..

Arequipa, Colca, Titicaca

Hola amigos !!

Voici le suite de mon voyage, aujourd'hui je vous emmène a Arequipa, dans le sud du Pérou, puis au fond du Colca Cañon, le plus haut cañon du monde. Ensuite nous descendrons encore plus au sud en direction du lac Titicaca. Nous ferons une très courte halte a Puno, puis nous traverserons la frontière en direction de Copacabana en Bolivie. La Paz, d'où je vous écrit, sera le début du prochain article car j'attends d'être parti d'un endroit pour en parler, pour être plus complet.

Destination donc Arequipa, deuxième plus grande ville du Pérou avec son million d'habitants. Cette ville se détache du reste du Pérou par sa propreté quasiment déconcertante lorsque l'on vient de la côte, plutôt aride, désertique et poussiéreuse. Arequipa est nichée au pied de plusieurs volcans, dont le Misti qui culmine a plus de 6000 mètre d'altitude.

Voici une photo pour vous donner une petite idée de ce volcan magnifique, nous nous sommes demandés si on faisait un trek de deux jours pour monter au sommet avec Didier puis je me suis très rapidement dégonflé, lui un peu après, cela aurait quand même fait 3500 mètres de dénivelés a grimper en deux jour avec tout ce que cela implique, dont le manque d'air.

Je me rend compte que pour l'instant vous n'avez pas vraiment encore vu comment sont les péruviens, je vais donc essayer de vous mettre quelques photos dans cet article pour que vous vous en rendiez mieux compte. Même si le côté humain du voyage ne peut pas se raconter, et c'est pour ca que je n'essaie que très peu de le faire, je pense important d'essayer de vous montrer l'ambiance dans laquelle je suis plongé au jour le jour.

Nous commençons par un bonhomme, bien sympa, a l'entrée d'une petite église en haut d'Arequipa. J'ai passe une petite demi heure avec lui à discuter, il m'a même parlé de Robespierre.. et n'oublie pas de tendre la main pour avoir une petite pièce. Je vous présente donc José.

Après être restés deux jours a Arequipa, nous décidons avec Didier d'aller voir le cañon de Colca, le plus profond du monde. Nous prenons un bus a une heure du matin en pensant pouvoir dormir dedans et ainsi économiser une nuit d'hôtel. C'était sans compter sur la route (enfin, route, tout est relatif..) qui mène a Cabanaconde. Imaginez un bus aux vitre branlantes roulant avec grand bruit sur une piste très cahoteuse, résultat : une nuit blanche. Nous arrivons a Cabanaconde, a mi hauteurs du cañon a peux près, nous zonons un petit peu puis posons notre sac dans une chambre d'hôtel. La vue des lit nous incite à dormir deux heures, puis on attaque la descente.. c'est parti pour 1h50 de descente pour franchir les 1100 mètres de dénivelé qui nous séparent de la piscine se trouvant dans l'oasis, en bas.

Destination l'oasis..

Encore une super vue.

Après un petit plouf d'une bonne heure dans la piscine du bas, nous voici partis pour remonter, le plus dur !! Nous avons mis 3 heures pour franchir les 1100 mètres de dénivelé en sens inverse. Si j'insiste sur la hauteur c'est pacque c'est réellement impressionnant de voir ça, monter quasi à la vertical sur plus d'un kilomètre. C'est bien simple, une fois arrivé j'avais plus de genoux. Une journée bien remplie.

Un truc hallucinant que nous avons vu, les locaux utilisent des ânes pour monter, vue l'étroitesse du chemin, les éboulis constants et le fait que les ânes n'aient pas la notion du risque et donc tournent au dernier moment, je trouve ca complètement suicidaire.

Rien que pour vous, une petite photo qui a du piquant.

Au revoir Arequipa, vamos a Puno, ville péruvienne sur les bords du lac Titicaca. Le principal intérêt touristique de Puno est d'aller voir des iles flottantes faites en bambous sur lesquelles vivent des gens. En fait ca ne m'attirait pas trop, et ce que j'en ai entendu dire est que le tourisme a pervertie cet endroit, le folklore devient supercherie. J'ai donc préféré me balader dans les rues, et donc évidement au marché.

Nous passons maintenant la frontière bolivienne pour aller à Copacabana situé sur une presqu'ile au sud-est du lac Titicaca. Petit ville très sympa, calme, mais une fois encore un peu trop touristique à mon goût au centre ville. Les habitants de Copacabana ont une particularité très.. étonnante. Ils font bénir des petites voitures et maisons (taille jouet) dans l'espoir d'avoir le modèle grandeur nature dans l'année. Alors vient la bénédiction des voiture (vraies cette fois). Assister a cela est étrange.

Voici une vue du lac Titicaca du haut d'une colline bordant Copacabana. La grimpette pour monter, pourtant pas très haute (100m de dénivelé) est très fatiguante, car à 3900m d'altitude, qui correspond à l'altitude du lac, le manque d'air essouffle très vite.

Une petite photo inter générationnelle, prise dans les rue de la ville.

Allez, c'est décidé, je m'écarte un peu du centre ville, je vais voir autour. Je tombe sur une compétition de foot réunissant des équipes boliviennes et péruviennes, assurant le spectacle sur toute la journée, du moins avant la pluie. En fait d'assister a tous les matchs, je vais à l'extérieure de l'enceinte ou je rencontre un groupe d'hommes, occupés à vider des bières. Ils m'invitent a pratiquer ce sport moins populaire que le foot mais tout aussi sympathique en temps de grandes chaleurs, on pratique donc le lever de coude un bon moment, en discutant, puis je sors mes balles de jonglage et c'est reparti de plus belles.

Plus tard, je passe devant un bâtiment d'où sortent des bruits d'écho me rappelant le bowling, il faut que je vois ca, je rentre et il s'agit en fait de squash. C'est parti pour taper dans la balle avec le mec qui gère la salle. Je ne vous dirais pas qui a gagné mais simplement que sur deux parties de 40 points j'en ai mis 80, alors que lui est censé être habitué à l'altitude. Il est tout aussi crevé que moi a la fin, je crache mes poumons.

Au moment où la France est passée a l'heure d'hiver, ici il fait toujours aussi chaud, nous approchons de l'été. Je vous laisse avec une petite photo intitulée "Cerveza sobre Titicaca".

Hasta luego..

Côte du sud

Bonjour,

Alors alors, par ou commencer... Ah oui, par le premier jour..

Nous sommes lundi 12, je suis à l'heure à l'aéroport, mon avion est à l'heure lui aussi, je demande confirmation pour savoir si l'arrière de l'appareil dessert bien Miami lui aussi comme il est indique à l'avant :), et c'est parti pour un survol de l'atlantique, 10h de vol, 12h de transit forcé sur le sol américain car l'aéroport n'a pas de zone internationale, je vais voir la plage, me balade dans Miami, sympa cette escale..

Puis c'est reparti pour 6 heures de vol direction Lima, capitale du Pérou, là je découvre une ville immense (8 millions d'habitants) aux différents quartiers très différents. Du quartier très pauvre où me laisse le collectivo (mini van transformé en minibus très cheap)

Au quartier déjà un peu plus riche autour de la plaza de armas, ici une photo d'une bâtiment du gouvernement qui borde la plaza de armas. Je découvrirais plus tard que chaque ville comporte une place de ce nom, et il s'agit en général d'une place richement décorée, contrastant avec les alentours.

Reprenons le fil des choses, je suis arrivé à 4h30 du matin et j'ai attendu un peu le jour avant de sortir de l'aéroport, j'ai eu le temps de me renseigner comment éviter les taxi hors de prix puis me voila avec mon sac dans un collectivo bonde direction le centre de Lima, il me dépose un peu a l'extérieur ou vous avez pu voir le Lima mal famé, puis je marche vers la place des armes ou je vais me renseigner à l'office du tourisme pour des bus en direction du sud, vers Pisco ou il y a de belles choses à voir lorsqu'on a le pied marin. Des bus partent toutes les 8 minutes, c'est presque trop facile... Je passe le reste de la matinée à me balader dans Miroflores,quartier chic de Lima (tout est relatif) au bord de la falaise qui donne sur l'océan, puis je prend mon bus pour Pisco. Je visiterai plus en détail Lima à mon retour avant de revenir sur le vieux continent.

Pisco, ville touchée par un séisme deux ans plus tôt, tout est en reconstruction, on sent vraiment la pauvreté ici. Le Lonely Planet me dit de me méfier, l'hôtel me dit de sortir sans sac, de cacher mon appareil photo et de laisser mon passeport dans le coffre fort de la chambre (pourtant j'avais pris une chambre sans option, le coffre est de série, ça laisse présager..). Quoi de mieux pour faire flipper le voyageur en visite ? Je ne me suis jamais senti en insécurité à Pisco, les gens sont sympa, l'extrême pauvreté alliée à l'aridité du sol donne à la ville un caractère étrange

Allez, une petite photo d'un étalage, pacque vous le valez bien

Heureusement pour les piscoñeros, une belle richesse est aux portes de la ville, il s'agit des iles Balestas, véritable condensé de faune (pas très) sauvage, ainsi qu'un mystère archéologique. Un chandelier a été tracé il y a des centaines d'années dans le sable sur le flanc d'une montagne, et l'énigme irrésolue est de savoir comment se fait il que le dessin ne s'efface pas. Nous voyons ce chandelier d'un bateau en allant voir les iles Balestas. Les deux théories étant que le dessin est sur une face sous le vent, donc protégée, et que la sédimentation aurait durci le sol. Quoi il en soit il est interdit de débarquer pour aller vérifier.

Et nous voici sur les iles, ici vit un grand nombre de pélicans pingouins, lions des mers et plein d'autres oiseaux..

Regardez moi cette star...

Me voila reparti sur la route direction Ica, et surtout Huacachina, petit Oasis touristique au milieu des dunes pour faire du sandboard, activité vivement conseillée par mes très chères colocs qui l'ont pratiqué un an plus tôt et en ont encore le sourire aujourd'hui quand elles en parlent (Hélène et Dova, merci pour le conseil, je me suis régalé !!). Le concept ? Une oasis entourée de dunes qui sert de camp de base pour partir deux heures en areñeros, 4x4 au design lunaire avec lequel on va à fond dans les dunes, dévalant les pentes et dérapant de partout, puis séance de sandboard, snowboard des sables. Et bien vous savez quoi ? on se dit que c'est facile quand on sait faire du snow, et en fait ça l'est pas tant que ça, mais bon j'ai quand même réussi à faire mes virages et quelques belles descentes.

Voici votre envoyé spécial au début du tour..

Pour le concept du sandboard, c'est par ici..

OK, c'est pas moi sur la planche, j'ai des vidéos de mes descentes mais il faudra attendre la fin du voyage pour les voir car elle demandent d'être travaillées pour être au bon format.

Je rencontre plein de gens à Huacachina, dont deux belges que vous pouvez voir sur les deux photos ci-dessus (Quentin à côté de moi et Maritv est la plus haute des deux sandboardeuses), une famille d'américains qui a pris 11 mois pour voyager around ze world, avec deux ados, j'adore ce concept, et les parents sont bien sympa, on a discuté un long moment. Je croise aussi Didier au sandboard, on se reverra a Nazca.

Nazca, petite ville, grande énigme archéologique (encore une !). Nazca est proche de grands plateaux arides sur lesquelles une britannique, Maria Reiche, a découvert vers 1930 que des symboles géométriques, essentiellement des lignes parfaitement droites on été tracées en déplaçant simplement les pierres au sol. La encore on ne sait pas comment le phénomène ne s'efface pas avec le temps, un simple coup de vent devrait suffire, et pourtant.. La deuxième question est de savoir, la signification de ces lignes, personne ne la connait, plusieurs théories ont été avancées suivant des modèles mathématiques, suivant les alignement des astres à certaines périodes de l'année.. Et la troisième question est de savoir comment cela a été fait. En effet il est indispensable d'avoir un point de vue du ciel pour faire ces dessins gigantesques, hors cela n'existait pas a l'époque.

A ces lignes s'ajoutent un certain nombre de geoglyphes, dessins représentatifs d'animaux essentiellement, qui ne sont observables que depuis le ciel car leur envergure peut atteindre 150 mètres :

En arrivant a Nazca, je rencontre Didier, un Belge bien sympa qui a pris 6 mois de break pour voyager en amérique latine et en Australie. Nous nous reverrons plusieurs fois à Nazca, puis prendrons le même bus pour Arequipa, après les différents problèmes énoncés ci dessous.

L'après midi, après avoir survolé les lignes, je me ballade à l'extérieur de Nazca où je rencontre un groupe de jeunes qui jouent au volley, je me pose a côté puis leur demande de jouer avec eux. Il m'acceptent avec plaisir et nous passons rapidement de 4 joueurs à 10, on rit de partout et je reste toute l'après midi.

Plus tard, forcément, je leur demande si jeu peux dormir chez eux, ils acceptent avec grand enthousiasme, j'ai la baraka, le sourire jusqu'au oreilles tellement je suis content de pouvoir faire ça. On se donne rendez vous à 21h sur la plaza de armas pour que je puisse aller décaler mon bus qui devait m'emmener à Arequipa cette nuit la. Je décale le bus, puis vais manger avec Didier et prend mon duvet pour aller au rendez vous. Personne ne viendra. J'attend une demi heure, puis prend la route en direction de l'endroit où nous avons fait du volley l'après midi. Ce qui était simplement mal famé de jour devient super glauque de nuit. Des gardes de sécurité patrouillent avec armes et sifflets, ils sifflent a tout bout de champs, je me demande simplement comment il est possible de dormir avec le bruit qu'il font, accompagnent des aboiement des chiens errants que je dérange apparemment. Je ne retrouve pas la casa de mi amigos, je demande à un garde, il ne connait pas, forcément les seuls prénoms que j'ai à lui soumettre sont en fait des surnoms western pour leur adresse email. Puis le garde se souvient de m'avoir vu jouer au volley dans l'après midi, il m'indique où c'était et je revoit la maison. Les bonnes personnes ne sont plus la, ou elles se cachent, je ne sait pas. Ce que je comprend est que l'état d'esprit a changé depuis cet après midi et que je suis redevenu un inconnu, je repars donc sans insister, et vais rechanger mon bus vu qu'il n'est pas trop tard.

Oui, mais non.. Le bus a eu un problème en venant de Lima, il ne passera pas. On aura le suivant à 1h du mat' au lieu de 23h30. Pour Didier et moi ca ne change pas grand chose. On doit juste rendre notre billet pour en avoir un nouveau gratuit. Le problème est que je ne retrouve plus ce ticket, impossible d'en avoir un nouveau sans rendre l'ancien, et puis c'est 10 dollars US donc j'ai pas envie de repayer, la solution est d'aller faire une déclaration de perte au commissariat, la déclaration servira de billet d'échange.

Et la commence le comique, le pittoresque. Allez faire bouger un flic pour avoir un bout de papier officiel de sa part au Pérou... à minuit !! Il me demande nombre d'informations inutiles, il n'est pas allé jusqu'à l'age de ma première dent, mais l'esprit y était. Puis monsieur le commissaire se met devant sa machine à écrire, met sont papier, le carbone, et le deuxième papier et commence son roman. Le plus marrant est quand il y a une faute d'orthographe il faut alors mettre du blanco sur une feuille, puis l'autre, puis réécrire sur l'une, puis l'autre (le carbone ne doit pas passer sur le blanco j'imagine...). Bref, une heure après me voici avec mon sésame, tamponé 5 fois (ah les tampons, les flics et les douaniers aiment ca à peu près partout ou je suis passé en voyageant). Je ne pourrais même pas garder ce papier, j'ai du le rendre contre un nouveau billet, dommage..

Voila, c'est la fin du récit pour aujourd'hui. Je suis actuellement a Arequipa avec Didier, dans le sud du Pérou et nous partons cette nuit prendre un bus direction l'un des cañons les plus profonds du monde. Je prendrais ensuite la route direction la Bolivie et le Salaar de Uyuni, en passant sans doute pas le Chili un ou deux jours. Le programme ensuite sera sans doute une remontée de la Bolivie par Sucre, Santa Cruz et La Paz, puis le lac Titicaca et le Machu Pichu, près de Cuzco.

Je vous dit à tous à très bientôt, et merci pour tous ces commentaires, c'est toujours très agréable à lire.

Muchas Besos, Etienne

Derniers préparatifs

Bonjour à tous !!

C'est reparti pour un tour, je m'envole pour l'Amérique latine cette fois pour aller découvrir la culture Inca et les beau paysages de la Cordillère des Andes. A l'heure ou je vous écrit, il est 21h, dimanche soir et je décolle demain matin à 10 heure pour une boucle de 5 semaines essentiellement au Pérou et en Bolivie, mais rien n'est réellement fixé et il se peut très bien que j'aille faire un petit tour au Chili, en Argentine, au Paraguay ou au Brésil. En fait le choix se fera réellement sur place, en fonction des rencontres, et peut être aussi des mouvements sociaux (l'Est de la Bolivie est parfois à éviter), je me renseignerai sur place.

Alors sur une carte, ça donne quoi ?


J'atterris à Lima mardi matin, à l'aube (ma journée de lundi aura duré 31h), de la je pars vers le sud par la côte, et je pense m'arrêter à Pisco, juste au dessus de Ica. Et la s'arrêtent les plans, vous lirez la suite ici car je ne la connais pas encore...

Allez, si, j'ai deux destination à aller voir : Le Machu Pichu, situé près de Cuzco et à une altitude telle qu'il faut du temps pour s'y habituer, puis le Salaar de Uyuni (désert de sel) situé au sud de la Bolivie, au sud ouest de Potosi.

Sur ce je vous dit à bientôt ici même, j'essaierais de mettre un article toutes les semaines environs (sous réserve de cyber cafés disponible).

Etienne

Mékong

Mékong, Mékong... ça me dit quelque chose...

Mais oui c'est bien ça, le fleuve qui part de Chine, fait la frontière entre le la Thaïlande et le Laos puis va au Cambodge. Je suis parti de Pai en bus direction Chiang Khong, ville thai faisant face a Huay Xay, ville lao. C'est donc là que j'ai passé les deux postes d'émigration et d'immigration, puis je me suis embarqué sur un bateau pour descendre sur le Mékong vers Luang Prabang, en deux jours.

Pour cet article, exceptionnellement je ne vous propose que des photos, en effet le récit de ces deux jours tient en deux mot : chill out.

Pai

Pai... petite ville encaissee dans les montagnes, au nord ouest de Chiang Mai, dans le triangle d'or de la drogue aux frontieres du Myanmar, du Laos et de la Thailande. Pai a donc ete mon etape suivant Chiang Mai. Je devais y retrouver la deux Quebecois pour aller au Laos ensuite avec eux. Ce que j'avais pas vu c'est qu'en fait, ces deux jeunes frere et soeure sont du genre je dit un truc et je fais l'inverse.  Du coup je les ai vite oublies.

Durant les trois heures de bus pour Pai, j'ai rencontre Ammar, photographe et videaste syrien. Nous avons passe une bonne partie des quatre jours ensemble.

Nous avons la encore fait des tours en motor bike, pour se ballader, prendre des photos...

Et regardez ce que l'on voit au detours d'un chemin : une guest house qui vous propose de dormir dans un arbre : 

Mais bon... la mienne c'est celle la :

J'en profite pour vous presenter Abby et Sue, deux anglaise avec lesquelles on a passe un peu de temps aussi.

Revenez ici de temps en temps, des photos vont s'ajouter.

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