Bonjour,
Alors alors, par ou commencer... Ah oui, par le premier jour..
Nous sommes lundi 12, je suis à l'heure à l'aéroport, mon avion est à
l'heure lui aussi, je demande confirmation pour savoir si l'arrière de
l'appareil dessert bien Miami lui aussi comme il est indique à l'avant
:), et c'est parti pour un
survol de l'atlantique, 10h de vol, 12h de transit forcé sur le sol américain car l'aéroport n'a pas de zone
internationale, je vais voir la plage, me balade dans Miami, sympa cette
escale..

Puis c'est reparti pour 6 heures de vol direction Lima, capitale du Pérou, là je découvre une ville immense (8 millions
d'habitants) aux différents quartiers très différents. Du quartier très pauvre où me laisse le collectivo (mini van transformé
en minibus très cheap)

Au quartier déjà un peu plus riche autour de la plaza de armas, ici une photo d'une bâtiment du gouvernement qui
borde la plaza de armas. Je découvrirais plus tard que chaque ville comporte une place de ce nom, et il s'agit en général d'une place richement décorée, contrastant avec les alentours.

Reprenons le fil des choses, je suis arrivé à 4h30 du matin et j'ai attendu un peu le jour avant de sortir de l'aéroport,
j'ai eu le temps de me renseigner comment éviter les taxi hors de prix puis me voila avec mon sac dans un collectivo bonde
direction le centre de Lima, il me dépose un peu a l'extérieur ou vous avez pu voir le Lima mal famé, puis je marche vers la
place des armes ou je vais me renseigner à l'office du tourisme pour des bus en direction du sud, vers Pisco ou il y a de
belles choses à voir lorsqu'on a le pied marin. Des bus partent toutes les 8 minutes, c'est presque trop facile... Je passe le
reste de la matinée à me balader dans Miroflores,quartier chic de Lima (tout est relatif) au bord de la falaise qui donne
sur l'océan, puis je prend mon bus pour Pisco. Je visiterai plus en détail Lima à mon retour avant de revenir sur le vieux
continent.

Pisco, ville touchée par un séisme deux ans plus tôt, tout est en reconstruction, on sent vraiment la pauvreté ici. Le
Lonely Planet me dit de me méfier, l'hôtel me dit de sortir sans sac, de cacher mon appareil photo et de laisser mon
passeport dans le coffre fort de la chambre (pourtant j'avais pris une chambre sans option, le coffre est de série, ça
laisse présager..). Quoi de mieux pour faire flipper le voyageur en visite ? Je ne me suis jamais senti en insécurité à
Pisco, les gens sont sympa, l'extrême pauvreté alliée à l'aridité du sol donne à la ville un caractère étrange

Allez, une petite photo d'un étalage, pacque vous le valez bien

Heureusement pour les piscoñeros, une belle richesse est aux portes de la ville, il s'agit des iles Balestas, véritable condensé de faune (pas très) sauvage, ainsi qu'un mystère archéologique. Un chandelier a été tracé il y a des
centaines d'années dans le sable sur le flanc d'une montagne, et l'énigme irrésolue est de savoir comment se fait il que le
dessin ne s'efface pas. Nous voyons ce chandelier d'un bateau en allant voir les iles Balestas. Les deux théories étant que
le dessin est sur une face sous le vent, donc protégée, et que la sédimentation aurait durci le sol. Quoi il en soit il est
interdit de débarquer pour aller vérifier.

Et nous voici sur les iles, ici vit un grand nombre de pélicans pingouins, lions des mers et plein d'autres oiseaux..

Regardez moi cette star...

Me voila reparti sur la route direction Ica, et surtout Huacachina,
petit Oasis touristique au milieu des dunes pour
faire du sandboard, activité vivement conseillée par mes très chères
colocs qui l'ont pratiqué un an plus tôt et en ont encore le sourire
aujourd'hui quand elles en parlent (Hélène et Dova, merci pour le
conseil, je me suis régalé !!). Le concept ? Une oasis entourée de dunes
qui sert de camp de base pour partir deux heures en areñeros,
4x4 au design lunaire avec lequel on va à fond dans les dunes, dévalant
les pentes et dérapant de partout, puis séance de sandboard, snowboard
des sables. Et bien vous savez quoi ? on se dit que c'est facile quand
on sait faire du snow, et en fait ça l'est pas tant que ça, mais bon
j'ai quand même réussi à faire mes virages et quelques belles descentes.
Voici votre envoyé spécial au début du tour..

Pour le concept du sandboard, c'est par ici..

OK, c'est pas moi sur la planche, j'ai des vidéos de mes descentes mais il faudra attendre la fin du voyage pour les voir
car elle demandent d'être travaillées pour être au bon format.
Je rencontre plein de gens à Huacachina, dont deux belges que vous
pouvez voir sur les deux photos ci-dessus (Quentin à
côté de moi et Maritv est la plus haute des deux sandboardeuses), une
famille d'américains qui a pris 11 mois pour voyager around ze world,
avec deux ados, j'adore ce concept, et les parents sont bien sympa, on a
discuté un long moment. Je croise aussi Didier au sandboard, on se
reverra a Nazca.
Nazca, petite ville, grande énigme archéologique (encore une !).
Nazca est proche de grands plateaux arides sur
lesquelles une britannique, Maria Reiche, a découvert vers 1930 que des
symboles géométriques, essentiellement des lignes parfaitement droites
on été tracées en déplaçant simplement les pierres au sol. La encore on
ne sait pas comment le phénomène ne s'efface pas avec le temps, un
simple coup de vent devrait suffire, et pourtant.. La deuxième question
est de savoir, la signification de ces lignes, personne ne la connait,
plusieurs théories ont été avancées suivant des modèles mathématiques,
suivant les alignement des astres à certaines périodes de l'année.. Et
la troisième question est de savoir comment cela a été fait. En effet il
est indispensable d'avoir un point de vue du ciel pour faire ces
dessins gigantesques, hors cela n'existait pas a l'époque.
A ces lignes s'ajoutent un certain nombre de geoglyphes, dessins représentatifs d'animaux essentiellement, qui ne sont
observables que depuis le ciel car leur envergure peut atteindre 150 mètres :


En arrivant a Nazca, je rencontre Didier, un Belge bien sympa qui a
pris 6 mois de break pour voyager en amérique latine et en Australie.
Nous nous reverrons plusieurs fois à Nazca, puis prendrons le même bus
pour Arequipa, après les différents problèmes énoncés ci dessous.
L'après midi, après avoir survolé les lignes, je me ballade à l'extérieur de Nazca où je rencontre un groupe de jeunes qui
jouent au volley, je me pose a côté puis leur demande de jouer avec eux. Il m'acceptent avec plaisir et nous passons
rapidement de 4 joueurs à 10, on rit de partout et je reste toute l'après midi.

Plus tard, forcément, je leur demande si jeu peux dormir chez eux, ils acceptent avec grand enthousiasme, j'ai la baraka,
le sourire jusqu'au oreilles tellement je suis content de pouvoir faire ça. On se donne rendez vous à 21h sur la plaza de
armas pour que je puisse aller décaler mon bus qui devait m'emmener à Arequipa cette nuit la. Je décale le bus, puis
vais manger avec Didier et prend mon duvet pour aller au rendez vous. Personne ne viendra. J'attend une demi heure, puis
prend la route en direction de l'endroit où nous avons fait du volley l'après midi. Ce qui était simplement mal famé de jour
devient super glauque de nuit. Des gardes de sécurité patrouillent avec armes et sifflets, ils sifflent a tout bout de
champs, je me demande simplement comment il est possible de dormir avec le bruit qu'il font, accompagnent des aboiement des
chiens errants que je dérange apparemment. Je ne retrouve pas la casa de mi amigos, je demande à un garde, il ne connait pas,
forcément les seuls prénoms que j'ai à lui soumettre sont en fait des surnoms western pour leur adresse email. Puis le garde
se souvient de m'avoir vu jouer au volley dans l'après midi, il m'indique où c'était et je revoit la maison. Les bonnes
personnes ne sont plus la, ou elles se cachent, je ne sait pas. Ce que je comprend est que l'état d'esprit a changé depuis
cet après midi et que je suis redevenu un inconnu, je repars donc sans insister, et vais rechanger mon bus vu qu'il n'est pas
trop tard.
Oui, mais non.. Le bus a eu un problème en venant de Lima, il ne
passera pas. On aura le suivant à 1h du mat' au lieu de
23h30. Pour Didier et moi ca ne change pas grand chose. On doit juste
rendre notre billet pour en avoir un nouveau gratuit. Le problème est
que je ne retrouve plus ce ticket, impossible d'en avoir un nouveau sans
rendre l'ancien, et puis c'est 10
dollars US donc j'ai pas envie de repayer, la solution est d'aller faire
une déclaration de perte au commissariat, la déclaration servira de billet d'échange.
Et la commence le comique, le pittoresque. Allez faire bouger un flic pour avoir un bout de papier officiel de sa part au Pérou... à minuit !! Il me demande nombre d'informations inutiles, il n'est pas allé jusqu'à l'age de ma première dent,
mais l'esprit y était. Puis monsieur le commissaire se met devant sa machine à écrire, met sont papier, le carbone, et le deuxième papier et commence son roman. Le plus marrant est quand il y a une faute d'orthographe il faut alors mettre du
blanco sur une feuille, puis l'autre, puis réécrire sur l'une, puis l'autre (le carbone ne doit pas passer sur le blanco
j'imagine...). Bref, une heure après me voici avec mon sésame, tamponé 5 fois (ah les tampons, les flics et les douaniers
aiment ca à peu près partout ou je suis passé en voyageant). Je ne pourrais même pas garder ce papier, j'ai du le rendre
contre un nouveau billet, dommage..
Voila, c'est la fin du récit pour aujourd'hui. Je suis actuellement a
Arequipa avec Didier, dans le sud du Pérou et nous partons cette nuit
prendre un bus direction l'un des cañons les plus profonds du monde. Je
prendrais ensuite la route direction la Bolivie et le Salaar de Uyuni,
en passant sans doute pas le Chili un ou deux jours. Le programme
ensuite sera sans doute une remontée de la Bolivie par Sucre, Santa Cruz
et La Paz, puis le lac Titicaca et le Machu Pichu, près de Cuzco.
Je vous dit à tous à très bientôt, et merci pour tous ces commentaires, c'est toujours très agréable à lire.
Muchas Besos, Etienne